CHANSON

Distribution

chant :
Eric Perez
saxophones, arrangements :
Jean-Marc Padovani
accordéon :
Alain Bruel
son :
Johnny Torchy
lumière :
Patrice Gouron

Résidence de création à Leyme
Production OTP / Opéra Éclaté

Ce spectacle a été créé en résidence et en collaboration avec la Ville

« C’était une époque où la poésie et la chanson étaient indissociables, il n’y avait pas de frontières entre un art qui pouvait paraitre élitiste et un art que l’on disait populaire. »
Eric Perez 

PRESSE

Pour célébrer les 10 ans de sa disparition, la compagnie Opéra Éclaté propose les plus belles chansons de Jean Ferrat arrangées par Jean-Marc Padovani et chantées par Eric Perez !
Ce spectacle a été créé en résidence et en collaboration avec la Ville de Leyme.

Jean Ferrat s’en est allé le 13  mars 2010, nous laissant héritiers de sa musique, de ses luttes ardentes, de son humanité, refermant « l’un des plus beaux chapitres de notre histoire commune. Une histoire de profonde liberté d’agir et de penser », écrit Jean-Emmanuel Ducoin. De Jean Tenenbaum à Jean Ferrat, c’est un destin rare, jalonné de rencontres, structuré par les luttes, inspiré par l’amour de la poésie. Gamin des quartiers populaires, orphelin d’un père mort à Auschwitz, Jean Ferrat pansera ses plaies par les arts, en choisissant le théâtre d’abord, la musique, ensuite. En 1963 Nuits et brouillard, échos au plan nazi « Nacht und Nebel », devient le point d’ancrage de ses engagements. Des portes des usines, où il soutient les ouvriers en grève, aux pavés parisiens de mai 68, Jean Ferrat ne cessera de défendre son idéal, un idéal communiste, loin, cependant, des réalités soviétiques et restera toujours indépendant puisque non encarté à un quelconque parti.
S’il est un chanteur « actuel » c’est bien lui ! Et c’est à lui que nous rendons hommage aujourd’hui !

Quatre bonnes raisons de s’intéresser aujourd’hui à Jean Ferrat

La banlieue
« Ma môme »
Inoubliable scène de « Vivre sa Vie » de Jean-Luc Godard dans laquelle Ferrat entre dans le bar, s’approche du juke-box et met sa propre chanson
« Ma môme, ell’ joue pas les starlettes, Ell’ met pas des lunettes, De soleil, Ell’ pos’ pas pour les magazines, Ell’ travaille en usine, A Créteil»

L’écologie avant la lettre
« La montagne »
« Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires, De quoi attendre sans s’en faire, Que l’heure de la retraite sonne. Il faut savoir ce que l’on aime, Et rentrer dans son H.L.M., Manger du poulet aux hormones »

L’engagement
« Je ne chante pas pour passer le temps »
« Il se peut que je vous déplaise, En peignant la réalité, Mais si j’en prends trop à mon aise, Je n’ai pas à m’en excuser, Le monde ouvert à ma fenêtre, Que je referme ou non l’auvent, S’il continue de m’apparaître, Comment puis-je faire autrement ? ».

Le témoin du nazisme
« Nuit et brouillard »
« On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours, Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour (…) Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter, L’ombre s’est faite humaine, aujourd’hui c’est l’été, Je twisterais les mots s’il fallait les twister, Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez »